Les Bichettes, le réseau d'entrepreneuses toulousain
Nous sommes le 16 avril 2026, et ce soir, je suis invitée à l’une des soirées organisées par l’association d’entrepreneuses des Bichettes. Ici, c’est une tradition : un jeudi par mois, elles se retrouvent au cours d’une soirée durant laquelle a lieu une présentation, animée par l’une des membres de l’association. L’objectif ? Permettre à chacune d’entre elles de mettre en avant son domaine d’activité, ou de mobiliser ses compétences pour les partager avec les autres membres.
En arrivant, je retrouve Marie-Laetitia, présidente de l’association, que j’ai rencontrée dans le cadre d’une interview. C’est une femme dynamique qui, en plus d’avoir cofondé cette association en 2023, dirige depuis huit ans une société qui accompagne d’autres entreprises sur leurs questions de ressources humaines et de communication. Comme elle me l’a expliqué, l’objectif principal de l’association est de favoriser des rencontres régulières entre entrepreneuses, afin qu’elles apprennent à se connaître et s’entraident sur leurs différentes problématiques (gestion financière, prospection de clients, recrutement etc.). Pour Marie-Laetitia, c’est en créant ces liens de confiance que les entrepreneuses peuvent “réseauter”, c’est-à-dire se faire connaître dans leur activité auprès d’autres professionnelles, afin d’être recommandées grâce au bouche-à-oreille, et ainsi élargir leur éventail de clients.
Ce soir-là, autour d’un apéritif, elles discutent de tout et de rien ; les thèmes sont variés, et le dialogue ouvert à toutes. Une fois toutes les convives arrivées, il est temps de faire un tour de table pour se présenter, car certaines viennent pour la première fois. Je constate la pluralité des domaines d’activités dans lesquels elles entreprennent, allant du coaching de vie à l’accompagnement de sociétés de ménage dans leur activité. En effet, pour rejoindre l’association, aucun critère d’adhésion n’est exigé, contrairement à d’autres réseaux qui peuvent parfois imposer un chiffre d’affaire minimum : toute entrepreneuse ou future entrepreneuse est ainsi la bienvenue. Seuls sont demandés une contribution à hauteur de 300€ par an pour financer les activités et repas proposés, et le respect du principe de non-concurrence : il ne peut y avoir deux adhérentes entreprenant dans le même domaine, afin que chacune puisse exprimer ses problématiques sans craintes.
Passé l’apéritif, vient la présentation de Marie, une des adhérente, intitulée “L’équicoaching au service de l’intelligence émotionnelle”. Elle nous explique son activité d’équicoach, qui utilise le cheval pour révéler les émotions de ses clients, et ainsi leur permettre de mieux les comprendre et les maîtriser, dans un cadre personnel ou professionnel. En effet, le cheval étant un ancien animal de proie, autrefois chassé par l’Homme, celui-ci a appris à détecter les signaux faibles des êtres humains pour se protéger, et réagit en fonction de ces derniers. Ainsi, à travers divers exercices effectués avec le cheval, Marie décèle les émotions et attitudes de ses clients, sur lesquelles elle peut ensuite les faire travailler. La soirée se termine par un repas partagé au cours duquel les discussions reprennent de plus belle.
Mais ces soirées ne sont pas les seuls ateliers proposés par les Bichettes. En effet, comme me l’a précisé Marie-Laetitia lors de notre entretien, une autre réunion mensuelle en visioconférence est organisée, réservée quant à elle uniquement aux adhérentes, et qu’elle appelle “Lunch and Move”. Elle qualifie cette dernière de moment “d’intelligence collective”, au cours duquel chacune peut exposer ses difficultés dans la gestion de son entreprise, et ainsi bénéficier des conseils des autres.
Au-delà des activités déjà proposées, Marie-Laetitia ambitionne encore plus grand ! A terme, elle souhaiterait quitter son activité professionnelle pour s’occuper des Bichettes à temps plein, et faire grandir l’association. Elle rêverait notamment de pouvoir proposer des formations plus poussées afin d’apporter un accompagnement renforcé à de futures entrepreneuses. Enfin, Marie-Laetitia me confie également vouloir réussir, avec le temps, à générer un profit suffisant pour reverser des fonds à des associations de leur choix, comme elles ont pu le faire en octobre 2025 pour l’association Ruban Rose, qui lutte contre le cancer du sein.
L’avenir des Bichettes reste ainsi encore à écrire… Si les actions de l’association vous intéressent, n’hésitez pas à consulter leur site web ou leur compte Instagram, dont je vous donne les liens ci-dessous !
Adèle Bourmalo
